09/02/2009 - 60 MILLIONS DE CONSOMMATEUR - La chasse aux coûts menace-t-elle la sécurité aérienne ?

21/10/2008 - FRANCE 2 / SERVICE MAXIMUM / JULIEN COURBET - securvol dans l'émission service maximum : la vérité sur les compagnies discount

23/09/2008 - 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS - Sécurité aérienne

18/09/2008 - CHOC - «Quand une compagnie traverse des turbulences financières, c’est dangereux...»

14/09/2008 - QUE CHOISIR - Air France - Un rapport qui dérange

05/09/2008 - SENIORJADORE - Les compagnies aériennes à la loupe

03/09/2008 - EUROPE 1 - Interview dans l'émission "On va s'géner" de Laurent Ruquier

31/08/2008 - LE JOURNAL DU DIMANCHE - Menaces sur la sécurité aérienne

30/08/2008 - AUJOURD'HUI EN FRANCE - LE PARISIEN - Consultez ces sites si vous prenez l’avion !

27/08/2008 - LA VOIX DU LUXEMBOURG - La maintenance à la loupe

21/08/2008 - LA CROIX - "Très souvent, Il y a une corrélation entre l'état financier d'une compagnie et la sécurité des vols"

21/08/2008 - LE PARISIEN - "Spanair était dans une situation difficile"

18/08/2008 - GUIDES LA BALISE - Contrôlez la sécurité de votre compagnie aérienne !

11/08/2008 - VAR MATIN - Securvol.fr aligne les compagnies aériennes

05/08/2008 - LA CROIX - Securvol.fr, la sécurité aérienne sous surveillance

30/07/2008 - TOURMAGAZINE.FR - Un baromètre sur la sécurité des compagnies aériennes

29/07/2008 - LE MATIN ONLINE - Y a-t-il un site pour sauver les avions ?

29/07/2008 - CLICANOO - La sécurité aérienne en ligne

25/07/2008 - LE FIGARO - Quelles sont les compagnies aériennes les plus sûres ?

22/07/2008 - LE MONDE - Les compagnies aériennes au banc d'essai sur le Web

22/07/2008 - CANOE.CA - Quels sont les transporteurs aériens sécuritaires ?





60 MILLIONS DE CONSOMMATEUR - 09.02.09 - La chasse aux coûts menace-t-elle la sécurité aérienne ?

60 Millions de consommateurs met en avant securvol.fr dans son article intitulé « La chasse aux coûts menace-t-elle la sécurité aérienne ? » de son numéro de février. Le site des consommateurs s’est intéressé à plusieurs sites internet traitant de sécurité aérienne et a évoqué securvol comme étant « le plus connu », « iconoclaste » et « efficace ».

Le transport aérien traverse l’une des pires crises, et les compagnies tentent par tous les moyens de réduire les coûts : facturation des bagages, économies sur la formation des pilotes. Certains observateurs redoutent que la sécurité n’en fasse les frais.

(Extrait de l’encadré)
Si la rigueur n’est pas toujours au rendez-vous, ces listes apportent un complément d’informations précieux face aux déclarations des autorités.
Parmi les sites les plus connus figure Securvol (www.securvol.fr ), qui répartit les compagnies en cinq groupes, des plus fiables aux plus risquées. Le classement est réalisé sur la base des informations diffusées par l’Observatoire de la sécurité aérienne, basée à Genève, ainsi qu’à partir d’enquêtes de journalistes et d’experts bénévoles. De son côté, Airvalid propose deux baromètres, l »un sur les compagnies régulières et l’autre sur les compagnies charters. Les transporteurs sont notés en fonction du confort et de la sécurité « ressentis » par les internautes.

(Extraits de l’article)
L’objectif consiste plutôt à aider les pays déficients à se doter de structures d’aviation civile fiables. D’où les faiblesses du dispositif, qui semble plus souvent manier une sorte de langue de bois consensuelle que manifester une réelle volonté de transparence. C’est en tout cas la conviction de François Nénin, journaliste spécialisé dans le transport aérien et créateur du site Internet Securvol, qui classe les compagnies en fonction de leur niveau de sécurité. « Comment expliquer que la compagnie Flash Airlines, dont un avion s’est crashé au large de Charm el-Cheikh en 2004, n’était pas inscrite sur cette fameuse liste noire européenne », s’interroge t-il. Bien qu’interdite de vol par la Suisse, la compagnie avait été affrétée par Fram…
Toutes les Compagnies sont concernées.
« L’insécurité aérienne ne concerne pas que des pays du tiers monde, martèle François Nénin.
Il existe une corrélation entre l’état financier d’un transporteur et la qualité de ses appareils. Les premiers postes de coûts sur lesquels une compagnie va jouer sont ceux de la maintenance et du personnel. Certains transporteurs à bas coûts s’illustrent par la récurrence d’incidents, mais le phénomène touche aussi des compagnies classiques. » Securvol n’a d’ailleurs pas hésité récemment à rétrograder Air France dans son baromètre, après la découverte d’un audit interne mettant en cause la formation et la motivation des pilotes. Iconoclaste mais efficace : les responsables du site ont été conviés à rencontrer des dirigeants de la compagnie et, après avoir vérifié que des mesures correctives avaient été mises en place, ils l’ont reclassée en première catégorie…
Au final, c’est sans doute un des mérites de la situation actuelle que de favoriser l’émergence de tels observateurs critiques, qui apportent aux usagers un regard différent du discours officiel.

Securvol se satisfait de constater que le journal consumériste a su montrer à ses lecteurs la différence entre la démarche de securvol, prenant appui sur des enquêtes, des fiches de l’observatoire de la sécurité aérienne et le site airvalid, qui utilise le ressentis sur le confort et la sécurité des passagers et les informations des compagnies. Sans critiquer cette deuxième démarche qui peut se révéler complémentaire, elle nous paraît moins efficace pour cerner la sécurité des compagnies aériennes.






FRANCE 2 / SERVICE MAXIMUM / JULIEN COURBET - 21.10.08 - securvol dans l'émission service maximum : la vérité sur les compagnies discount

Chaque année, près de 16 millions de Français embarquent sur des vols low-cost. Des vols à petit prix qui ont fait leur apparition dans les années 90. Les compagnies aériennes se multiplient et les passagers n’hésitent plus à emprunter ces vols à un coût défiant toute concurrence. Mais pourquoi et comment ces compagnies low cost parviennent-elles à casser les prix ? Et qu’en est-il de la sécurité ? En 10 ans, le nombre de passagers a triplé. Mais comment ces entreprises font-elles pour proposer de tels prix ? Moins de personnels navigants, nombre d’heure de vols plus important, ventes sur internet... Avec un chiffre d’affaire en pleine croissance, le développement des compagnies low-cost a un impact sur tout le secteur du transport aérien. François Nenin est journaliste et coauteur de deux livres-enquêtes sur la sécurité aérienne. Il n’est pas aussi confiant. La législation est effectivement stricte mais pour lui, à trop vouloir faire des économies, la sécurité est forcément bradée. securvol.fr a pour mission de délivrer une information fiable et indépendante sur la sécurité des compagnies aériennes.
www.securvol.fr

Voir le reportage (à la 33ème minute) : http://programmes.france2.fr/service-maximum/?page=emissions&date=2008-10-21




60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS - 23.09.08 - Sécurité aérienne

Avant de prendre l'avion, pensez à faire une escale sur www.securvol.fr. Ce nouveau site internet classe les compagnies aériennes en cinq catégories, des plus sures aux plus dangereuses, en se fondant notamment sur les données fournies par l'Observatoire de la sécurité aérienne basé à Genève.




CHOC - 18.09.08 - «Quand une compagnie traverse des turbulences financières, c’est dangereux...»



Entretien, François Nénin, fondateur de securvol.fr etcoauteur de « Crashs aériens, ce qu’on vous cache » (Ed. Privé)



Choc : Le transport aérien a connu un nouvel été noir, est-ce une fatalité ?
François Nénin : Les cadences auxquelles tournent les avions l’été sont plus que soutenues. Avec des pannes que l’on a pas toujours le temps de réparer correctement.
À la fin de la saison ça fini par se payer cash. En outre, la hausse du pétrole a eu un impact très négatif sur les trésoreries des compagnies. Or quand une compagnie traverse des turbulences financières, c’est dangereux avec un impact sur la sécurité des vols.

N’y a-t-il pas des instances chargées de veiller à la sécurité des passagers aériens ?
Chaque pays est souverain pour contrôler ses propres transporteurs. Les pays pauvres n’en on pas les moyens .Et dans l’union européenne par exemple, les pays membres ne font pas toujours respecter les règles établies par Bruxelles. Notamment celle qui les oblige à veiller à la « saine gestion financière » des compagnies. Cette directive n’est pas appliquée. Si elle l’était la licence de Spannair aurait été suspendue avant le crash de Madrid.

À qui se fier alors pour prendre le bon avion ?
Il y a la liste noire européenne qui épingle un bon nombre de compagnies, mais elle n’est pas assez efficace. Ainsi l’Egyptienne Flash Airlines, qui avait été interdite en Suisse avant le crash de Charm El-Cheikh , ne l’était pas ailleurs. Des touristes Français l’ont payé de leur vie.

En quoi votre baromètre des transporteurs aériens que vous avez crée sur votre site Securvol.fr serait-il plus crédible ?
Notre premier atout est d’être totalement indépendant. À la fois des gouvernements, des compagnies et des constructeurs. Autre force de notre classement des compagnies en fonction des risques : il s’appuie sur l’immense base de données de l’Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme (Obssat) qui a une visibilité sur la maintenance et les incidents de 1400 flottes aériennes existant au monde. Des critères techniques permettent de les classer en 5 catégories : de « bon niveau » à « compagnies interdites » ou « à interdire ». Le but du site n’est pas de faire peur, mais de livrer une information fiable pour voyager tranquille. Les sponsors sont les bienvenus. Sauf les compagnies aériennes bien évidemment.

Où court-on le plus de risques ?
Si vous êtes à bord d’un appareil de fabrication russe appartenant à une compagnie africaine vous avez 30 fois plus de chances de vous crasher.




QUE CHOISIR - 14.09.08 - Air France - Un rapport qui dérange

Un rapport interne sur la sécurité des vols d'Air France pointe des irrégularités parfois inquiétantes. La compagnie aérienne assure que depuis la rédaction de ce rapport en 2006, tout est entré dans l'ordre.

Dégradation de la sécurité ou sensibilité exacerbée par l'accident de la compagnie espagnole Spanair, à Madrid, le 20 août (154 morts) ? En tout cas, au cours des dernières semaines, la presse s'est fait l'écho de nombreux accidents et incidents aériens. C'est dans ce contexte anxiogène qu'un rapport interne (Colin/Arickx/Lichtenberger) sur la sécurité des vols d'Air France a refait surface, peu de temps avant que la compagnie ne déplore la sortie de piste (sans gravité) d'un de ses Boeing, le 26 août, à Montréal.

Daté de 2006, ce document de 73 pages en notre possession conclut que la compagnie est « particulièrement exposée aux risques du fait des particularités de son réseau », notamment des nombreuses liaisons avec l'Afrique, un continent problématique en matière de sécurité aérienne. Le rapport constate aussi des « faiblesses importantes en termes de formation [...] et de capacité d'évaluation » des équipages et révèle que « les facteurs humains sont les facteurs retrouvés dans huit événements sur dix, très loin des facteurs organisationnels, environnementaux et techniques », ce qui ne veut évidemment pas dire qu'il faille « négliger » ces derniers.

Listes noires

Contactée, Air France a tenu à recevoir « Que Choisir ». Étienne Lichtenberger, l'un des auteurs et par ailleurs directeur prévention des risques de la compagnie, certifie ainsi que « la très grande majorité des recommandations du rapport - qui répondent à trois principes : "simplifier, impliquer et donner du sens" - ont été concrétisées. Par exemple, en phase d'atterrissage, les copilotes sont désormais habilités à remettre les gaz en cas de besoin alors que cette prérogative relevait auparavant du seul commandant de bord ». Que le passager soit donc rassuré ! Pour compléter son information sur la sécurité aérienne, il pourra toujours consulter Internet. Aux côtés des listes noires officielles (notamment celle qui recense les compagnies interdites dans l'Union européenne), il trouvera des sites comme Air-valid.com ou Securvol.fr qui établissent leur propre baromètre. Chez ce dernier, Air France a été rétrogradée en catégorie B (sur une échelle allant jusqu'à E) à cause, justement, du rapport cité ci-dessus.

Arnaud de Blauwe

http://www.quechoisir.org/actualites/Un-rapport-qui-derange/A231A69D5B78B960C12574C2004D1D16/AUTO-TRANSPORT/Transport-a%C3%A9rien/ACTATA500.htm




SENIORJADORE - 05.09.08 - Les compagnies aériennes à la loupe

En tant qu’usagers des transports aériens, il est normal d’avoir un droit de regard et une transparence sur les compagnies aériennes à qui vous accordez votre confiance pour vous transporter d’un bout à l’autre. Fort de ce constat, François Nénin*, habitué des investigations sur les compagnies aériennes, dresse un baromètre des meilleures compagnies aériennes sur son site securvol.

Des bons et mauvais points

Noter les compagnies ariennes n’est pas une mince affaire. Et pourtant, François Nénin entend être le plus exhaustif possible afin d’apaiser les craintes manifestes des Français. En effet, un récent sondage Ifop indique que 7 Français sur 10 ont peur en avion. De quoi corroborer le constat selon lequel 81% des Français déclarent vouloir connaître la compagnie aérienne avec laquelle ils voleront avant d'acheter un billet.

La panique se fait sentir. Et la sécurité dans le moyen de transport connu pour être le plus sûr devient une gageure. D’autant plus dans un contexte de série noire après les crash survenus à Madrid et à Bichkek au Kirghizstan, causant respectivement 153 et 65 victimes.

Dès lors, le site securvol publie un classement des compagnies aériennes des plus sûres aux moins sûres. Décomposé en cinq groupes, de A à E, le A étant réservé aux compagnies de « bon niveau » et le E s’appliquant aux « interdites en Europe ou à interdire ».

Quelle légitimité ?

On est en droit de s’interroger sur la pertinence de cette liste qui met sur le ban des compagnies pour en gratifier d’autres. Mais point de partialité. Pour garantir la fiabilité des notes attribuées, l’auteur s’est appuyé sur l’Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme qui note les compagnies aériennes (Obssat).

Ce dernier regroupe une base de données importante concernant pas moins de 1480 compagnies aériennes, un moyen d’obtenir leur traçabilité et de garder un œil sur elles à travers un certain nombre de critères (sécurité, services…). Autant de garanties données à un public de voyageurs naturellement exigeant.

Ainsi, on découvre qu’Air France ne figure pas dans le peloton de tête des compagnies irréprochables, mais se situe au niveau B parmi les « correctes ». « L’ex compagnie nationale a encore des progrès à effectuer en matière de sécurité comme le démontre le rapport Colin sur la sécurité des vols », explique le site.

Par ailleurs, le groupe E reprend notamment la liste noire des compagnies aériennes dressée par l’Union européenne sui interdit de vol sur le sol européen les sociétés ainsi visées.

Faisant montre de fiabilité, le baromètre sert d’outil de suggestion pour les voyageurs. Il aura de quoi rassurer ceux qui veulent partir à l’autre bout du monde sans savoir à quelle compagnie se vouer.

* Ce site a été créé par François Nénin, journaliste d’investigation, ancien chef de rubriques Transport et Tourisme à 60 Millions de Consommateurs. François Nénin a publié « Transport aérien le dossier noir » puis « Crashs aériens ce qu’on vous cache » aux éditions Privé-Michel Lafon. Il est par ailleurs pilote privé.

http://www.seniorjadore.com/loisirs/voyages/comment_bien_preparer_son_voyage/les_compagnies_aeriennes_a_la_loupe





EUROPE 1 - 03.09.08 - Interview dans l'émission "On va s'géner" de Laurent Ruquier

Securvol.fr est invité dans l'émission "On va s'gêner !" sur Europe1 entre 16h00 et 18h00. Debut de l'interview à 38 minutes.








LE JOURNAL DU DIMANCHE - 31.08.08 - Menaces sur la sécurité aérienne



La collision a été évitée de justesse. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux avions de la compagnie russe Transaero et de l’américaine Delta ont failli se heurter en plein ciel au nord de Porto Rico, pour des raisons encore inconnues. De quoi inquiéter un peu plus les passagers, après un nouvel été noir pour le transport aérien. Outre les crashes de la compagnie kirghize Itek Air (65 morts), de la Spanair (154 morts), les incidents se sont multipliés cette semaine : dégagement de fumée sur un appareil d’Air Dolomiti, sortie de piste d’un 747 d’Air France à Montréal, vol interrompu par une « odeur suspecte » pour un 737 d’Easyjet. Deux avions de Ryanair ont également dû atterrir d’urgence, l’un vendredi à Rome pour cause d’alerte sur le train d’atterrissage, l’autre lundi à Limoges à la suite d’une dépressurisation de la cabine.

Cette nouvelle polémique sur la sécurité énerve les professionnels. « Il ne faut pas céder au catastrophisme. Il y a plus d’incidents l’été parce que c’est la période la plus chargée », relativise François Grangier, expert en accidents aériens auprès des tribunaux. Il y a eu 396 morts entre janvier et août, contre 525 sur la même période en 2007. Toutefois, le nombre d’accidents mortels par million de départs, qui n’avait cessé de décroître depuis 1989, est en légère hausse ces trois dernières années.

Plusieurs experts y voient une conséquence de la concurrence féroce entre les compagnies. Lourdement déficitaire, Spanair s’apprêtait à licencier un quart de son personnel avant le crash du 20 août. Des pilotes anonymes ont mis en cause dans la presse espagnole le « chaos organisationnel » et les « graves carences de fonctionnement » de la compagnie. Des accusations démenties par les autorités de l’aviation civile et le syndicat des pilotes.

« Il est trop tôt pour se prononcer sur le cas Spanair. Par contre, les difficultés financières d’une compagnie finissent toujours par avoir des conséquences sur la sécurité », explique Jean- Pierre Otelli, auteur de plusieurs livres sur les accidents d’avion (1). « Quand une compagnie va mal, elle a tendance à faire travailler davantage son personnel, à gratter un peu sur la maintenance », précise le spécialiste. Or, depuis le début de l’année, le secteur est étranglé par la flambée des prix du pétrole. « La crise économique actuelle risque de se traduire par une hausse des incidents », redoute François Nénin, journaliste et coauteur de deux livres-enquêtes sur la sécurité aérienne (2).

Les défaillances commencent à toucher certaines majors

Après les « compagnies-poubelle » du tiers-monde, les défaillances commencent à toucher certaines majors, jusqu’ici au-dessus de tout soupçon. A la suite de plusieurs incidents survenus cet été (perte d’un panneau de carlingue puis fuselage troué en plein vol), la compagnie australienne Qantas a reconnu ne pas avoir effectué une opération de maintenance sur six Boeing 737. Le président de l’association australienne des ingénieurs a mis en cause le plan de réduction des coûts de la compagnie, qui aurait provoqué une pénurie de mécaniciens qualifiés.

Le 7 avril dernier, plusieurs transporteurs américains (American, Delta, Midwest) ont dû clouer des dizaines d’avions au sol pour réaliser des révisions d’urgence. Ces compagnies avaient omis de procéder à certains contrôles de sécurité, avec la complicité de leur autorité de tutelle, la Federal Aviation Administration. Quelques jours plus tard, on apprenait que près de 100 appareils de Continental, un peu trop soucieuse d’économiser le kérosène, s’étaient posés à New York avec la jauge du réservoir dans le rouge.

La compagnie à bas coûts Ryanair, qui a connu plusieurs incidents ces dernières années, est quant à elle accusée de faire trop travailler ses pilotes. Même Air France n’est pas infaillible, comme l’a montré l’accident de Toronto en 2005 (40 blessés légers). Le rapport Colin rendu en interne un an plus tard avait diagnostiqué des « faiblesses importantes en termes de formation ». C’est ce qui a conduit securvol.fr à déclasser la compagnie de A (« bon niveau ») à B (« niveau correct »). Selon François Nénin, l’animateur du site, Air France reste toutefois « une compagnie sûre ».

Yann Philippin

(1) Charters: pour ne plus voyager en mauvaise compagnie, Altipresse, 2006.
(2) Crashs aériens, ce qu’on vous cache, Privé/Michel Lafon, 2007.

Comment voler en toute sécurité ?

Avant de prendre un billet d’avion, vous pouvez tout d’abord consulter la liste noire des compagnies interdites par l’Union européenne (ec.europa.eu/transport/ air-ban/list_fr.htm) et la liste américaine des 16 pays ne respectant pas les règles de sécurité (faa.gov/safety/programs_initiatives/ oversight/iasa). Mais ces listes ne sont pas toujours fiables, en particulier du fait de l’ingéniosité des « compagnies-poubelle ». Après le crash de l’été 2005 (115 morts), la compagnie chypriote Helios Air s’est rebaptisée Ajet et a ainsi réussi à ne plus figurer sur la liste noire européenne. Le site Securvol.fr propose, lui, un baromètre des compagnies réalisé en partenariat avec l’Observatoire de la sécurité aérienne, un organisme indépendant basé à Genève. Enfin, Airvalid.com s’appuie sur les informations fournies par les compagnies elles-mêmes, mais aussi sur les témoignages des passagers.




AUJOURD'HUI EN FRANCE - LE PARISIEN - 30.08.08 - Consultez ces sites si vous prenez l’avion !

Un Boeing de RyanAir encore obligé d’atterrir en urgence pour un problème technique, hier en Italie, après qu’une semblable mésaventure est arrivée la semaine dernière à Limoges à un jet de la même compagnie, un crash meurtrier à Madrid, la sécurité des transporteurs aériens pose encore problème.

Pourtant, pour se rendre sur leur lieu de vacances cet été, de 10 à 15 % des Français auront utilisé l’avion. Mais combien seront partis sans posséder la moindre bribe d’information sur la compagnie utilisée ?

Depuis ces dernières années, la transparence a certes progressé, et les voyagistes sont désormais obligés d’indiquer la société sur laquelle ils s’apprêtent à faire voler leurs clients. Par contre, leur devoir s’arrête là, et il n’est pas facile d’en savoir plus.

Une lacune que répare désormais un site Internet, www.securvol.fr. Il en existe déjà, s’intéressant eux aussi à la sécurité des compagnies aériennes, comme www.abm.fr ou www.air-valid.com. Le petit dernier, qui vient d’être lancé, émane d’un journaliste français spécialiste du domaine, François Nénin. « Mes concurrents sont soit alimentés en informations par les compagnies elles-mêmes, soit payants, explique-t-il pour se démarquer. Le mien est totalement gratuit, et son contenu émane d’une source indiscutable : l’Obssat (Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme), une association suisse composée d’experts. Ces derniers ont en effet accepté de me confier leurs données pour que je les reproduise. Je classe ensuite les compagnies aériennes en cinq groupes, des plus sûres aux plus dangereuses, en pondérant ce classement avec les informations que j’obtiens grâce à mes propres sources. »

30 compagnies classées « bon niveau »

Plus de 200 transporteurs du monde entier sont ainsi passés à la loupe. Trente figurent sur le dessus du panier (« bon niveau »), 155 héritent au contraire d’un bonnet d’âne (« interdites en Europe ou à interdire »). Il s’agit essentiellement de firmes originaires de pays du tiers-monde (République du Congo, Afghanistan, Niger, Swaziland, etc.), mais aussi d’une compagnie américaine, dont Securvol juge les avions trop vieux. Les deux principales compagnies françaises, Air France et Corsairfly, ne figurent que dans le classement B (« correct »), le site estimant qu’elles sont certes sûres, mais présentent aussi des faiblesses en matière d’entretien ou de gestion de la flotte.

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) ne voit pas d’inconvénients à l’existence de Securvol, mais prévient tout de même : « Le seul classement valable est la liste noire (consultable auprès des agences de voyages et sur le site www.dgac.fr) qui a été établie depuis 2006 par la Communauté européenne. Elle est le fruit d’un travail sur le terrain, de multiples contrôles inopinés opérés en France et à l’étranger, qui alimentent une base de données européenne », rappelle une porte-parole. Selon l’Iata (Association du transport aérien international), 100 accidents d’avions ont été à déplorer l’année dernière dans le monde, tuant 692 personnes, soit une baisse de 19 % par rapport à l’an passé.

Michel valentin

Le Parisien

PRECISION : securvol.fr tient à apporter une précision concernant le déclassement d'Air France, qui n'est pas dû, contrairement à ce qui est affirmé dans l'article du Parisien, à des problèmes d'entretien et de gestion de la flotte, mais à des incidents récurrents sur le secteur long courrier, liés à l'équipage technique. Securvol s'appuie sur le rapport interne Colin sur la sécurité des vols mettant en exergue dess faiblesses dans la formation des pilotes. Dans un but d'équité securvol.fr a sollicité la direction de la Communication d'Air France laquelle n'a pas souhaité répondre. securvol.fr ne peut que déplorer ce manque de transparence.




LA VOIX DU LUXEMBOURG - 27.08.08 - La maintenance à la loupe

(...) Enfin, un site indépendant, securvol.fr, propose en partenariat avec l'Observatoire de la sécurité aérienne basé à Genève une information complète sur les compagnies aériennes et un baromètre évolutif de ces dernières. On y retrouve ainsi, contre toute attente, Air France en position B, seulement, derrière la low-cost easyJet, en A.(...)

(...) Le journaliste François Nénin, qui a publié il y a deux ans «Transport aérien: le dossier noir», voit en la conjugaison de deux facteurs, liés d'une part à la période, d'autre part aux prix du pétrole, une potion potentiellement dangereuse.

Effet saisonnier

Des cadences de rotation plus élevées, même saisonnières, peuvent en effet amener à faire l'impasse sur les réparations. Il existe, selon François Nénin, une «tolérance technique» qui autorise une situation dans laquelle un avion peut être autorisé à voler, même si l'ensemble des dispositifs de l'appareil ne sont pas au vert. La Minimum equipment list autorise ainsi un avion présentant certains défauts mineurs à voler... dans le but d'être rapatrié à sa base pour y être réparé. Or, cette procédure serait souvent utilisée dans le simple but de faire voler des avions présentant certaines avaries légères. On considère généralement qu'un temps d'escale de trois quarts d'heure offre le minimum nécessaire pour les besoins de maintenance et de vérification de l'appareil. Or, selon François Nénin, certaines compagnies sont parfois en-dessous de la demi- heure, et fractionnent les procédures de vérification: une partie du programme lors d'une escale, l'autre à la prochaine.

Des coûts à répercuter

L'envol du coût des carburants contribue lui aussi à ce phénomène: si certaines compagnies, dont Air France, ont fait monter le prix de leurs billets, toutes cherchent à garder un «coût du siège au kilomètre» qui soit le plus compétitif possible. Les postes liés à la maintenance, à la formation ou au repos des pilotes sont alors en première ligne. Il faut cependant nuancer la problématique du coût des carburants. Les grandes compagnies, à capitaux d'Etat, également également appelées «flag carriers», négocient le prix dukérosène plusieurs mois à l'avance, ce qui leur permet de gérer les fluctuations du marché plus confortablement que les compagnies charters, lesquelles fonctionnent à flux tendus, et sans cette souplesse financière. Alors qu'en Espagne, la polémique enfle sur l'état financier de la compagnie Spanair, François Nénin estime qu'un lien peut être fait entre la santé financière d'une compagnie et la sécurité de ses vols. Il prend ainsi l'exemple de la faillite d'Airlib, que des incidents à répétition ont précédé. En, France, ce lien a été établi par un rapport parlementaire, qui a notamment pointé «une désorganisation complète et totale du service de maintenance», des mécaniciens «s'occupant de plusieurs avions en même temps» et des pilotes «partant en vol avec appréhension». Un ancien commandant de bord de la compagnie raconte ainsi: «La plupart du temps, les mécaniciens étaient obligés de prélever des pièces sur un avion déjà en panne pour en dépanner un autre.»

Les plus grands visés

Mais les compagnies les plus prestigieuses ne sont pas épargnées, et les seuls plans technique ou organisationnel ne peuvent être uniquement cités. En France toujours, le rapport de la mission Colin sur la sécurité des vols, établi en août 2006, note ainsi chez Air France «des faiblesses importantes en termes de formation». Or, précise-t-il, les «facteurs humains (conscience de la situation, synergie, processus de décision) sont les facteurs que l'on retrouve dans huit événements graves sur dix, très loin devant les facteurs organisationnels, environnementaux et techniques». Même son de cloche chez Qantas: les ingénieurs pointent du doigt la politique de réduction des coûts de la direction. «La formation des mécaniciens a été revue à la baisse depuis trois ans», déplore Paul Cousins, président de l'association australienne des ingénieurs et mécaniciens.

Dominique Nauroy

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LA CROIX - 21.08.08 - "Très souvent, Il y a une corrélation entre l'état financier d'une compagnie et la sécurité des vols"

François Nénin, journaliste et auteur du livre "Transport aérien le dossier noir" paru aux éditions Privé revient sur le crash de Madrid.

Propos recueillis par Valérie François

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LE PARISIEN.FR - 21.08.08 - "Spanair était en situation difficile"

François Nénin est journaliste et responsable éditorial du site securvol.fr qui s'intéresse à la sécurité des compagnies aériennes. S'il considère qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions sur le drame de Madrid, il explique que Spanair était dans une situation financière délicate.

Ecouter l'interview




GUIDES LA BALISE - 18.08.08 - Contrôlez la sécurité de votre compagnie aérienne !

Un nouveau site internet indépendant permet de contrôler le niveau de sécurité des compagnies aériennes. Une idée intéressante car on ne connait pas toujours la fiabilité de la compagnie avec laquelle on vole. Et le classement réserve quelques surprises... Air France n'est pas parmi les mieux notées !

Créé par un journaliste d'investigation spécialiste du transport aérien, securvol.fr est un site gratuit qui délivre une information indépendante sur le niveau de sécurité d'une cinquantaine de compagnies aériennes.

Après les crashs de l'été 2005, et d'après un sondage IFOP pour le journal du Dimanche, 81% des Français déclaraient vouloir connaître la compagnie aérienne avec laquelle ils voleront avant d'acheter un billet. Par ailleurs, plus de 7 Français sur 10 déclaraient avoir peur en avion. Si les compagnies poubelles sont bel et bien une réalité, la sécurité aérienne de certaines compagnies régulières et charters demeure floue. Le site internet securvol.fr a noué un partenariat avec l'Observatoire de la Sécurité aérienne basé à Genève pour présenter un baromètre de la sécurité des compagnies avec 5 classes de sécurité allant de « bon niveau » à « compagnies interdites ou à interdire ». Ce site est une première car les moyens de se renseigner sur le niveau de sécurité des compagnies aériennes sont très limités. La liste noire européenne n'épingle qu'en centaine de compagnies essentiellement africaines et qui ne desservent pas l'Europe...

Pour établir les notes et les classes d'appartenance, les critères reposent sur les incidents mineurs ou majeurs, les accidents passés, l'âge de la flotte, son suivi technique et l'environnement économique dans lequel évolue la compagnie.

Ce site a été créé par François Nénin, journaliste d'investigation, ancien chef de rubriques Transport et Tourisme à 60 Millions de Consommateurs. François Nénin collabore au magazine Capital et a publié « Transport aérien le dossier noir » puis « Crashs aériens ce qu'on vous cache » aux éditions Privé-Michel Lafon. Il est par ailleurs pilote privé.

http://www.guideslabalise.com/stations-balneaires-1390/pratique-controlez-la-securite-de-votre-compagnie-aerienne-a10927.htm





VAR MATIN - 11.08.08 - Securvol.fr aligne les compagnies aériennes

Securvol.fr classe les compagnies aériennes en fonction de leur niveau de sécurité. En cette période estivale, propice aux voyages en avion, le site est bienvenu ! Les compagnies poubelles sont bel et bien une réalité et la sécurité aérienne de certaines compagnies régulières et charters demeure floue. Le site internet securvol.fr a noué un partenariat avec l’Observatoire de la Sécurité aérienne basé à Genève pour présenter un baromètre de la sécurité des compagnies avec 5 classes de sécurité allant de « bon niveau » à « compagnies interdites ou à interdire ».

http://www.draguignan.maville.com/Securvol.fr-aligne-les-compagnies-aeriennes/re/actudet/actu_-684358--BKN----_actu.html




LA CROIX- 05.08.08 - Securvol.fr, la sécurité aérienne sous surveillance

François Nénin, sur securvol.fr, n’hésite pas à montrer du doigt certains transporteurs jugés dangereux et qui pourtant décollent de Paris

900 000 personnes se sont pressées début août dans les aéroports parisiens. Une affluence qui n’empêche pas les Français d’être vigilants lorsqu’il s’agit de leur sécurité en vol. Surtout après le drame de Charm-El-Cheikh en janvier 2004 et la série noire de crashs aériens de l’été 2005.

Pourtant, peu d’informations sont mises à la disposition du voyageur sur ce sujet. C’est pourquoi François Nénin, ancien chef de la rubrique « Transport et Tourisme » à la revue 60 millions de consommateurs, a lancé le 5 juillet dernier le site securvol.fr.

Alors que la liste noire de la Communauté européenne n’épingle qu’une centaine de compagnies dont aucune ne dessert l’Europe, François Nénin, sur son site, n’hésite pas à montrer du doigt certains transporteurs jugés dangereux et qui pourtant décollent de Paris.

« Pour des raisons économiques, certaines compagnies jouent avec la sécurité des passagers. Mais attention : je ne suis pas là pour faire peur aux gens. Je veux juste leur permettre de choisir le bon transporteur », explique-t-il.

Aucune compagnie n’est épargnée, pas même Air France

Ce site puise dans les bases de données de l’Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme (Obssat) basé à Genève. Un organisme indépendant créé par des experts de l’aviation qui à ce jour surveille 1 480 compagnies aériennes.

La notation prend en compte, entre autres critères, l’âge des avions, leur entretien, la formation de l’équipage, les incidents ou accidents survenus ces dernières années… Un baromètre, mis à jour chaque semaine, classe les transporteurs en cinq groupes, allant de A, « bon niveau » à E, « interdites en Europe ou à interdire ».

Aucune compagnie n’est épargnée, pas même les plus grosses. Ainsi, apprend-on avec surprise qu’Air France n’est que dans le groupe B et Ibéria dans le groupe C ! Le classement d’Air France est justifié « par les accidents d’Habsheim, du mont Sainte-Odile, du Concorde et plus récemment de Toronto ».

Mais, explique François Nénin, « je ne suis pas là pour piéger ces entreprises. J’estime juste que les passagers ont le droit de savoir. J’espère qu’un jour ce site n’aura plus de raison d’être ». Avec 68 000 visiteurs en juillet, securvol.fr connaît déjà un beau succès. Les compagnies aériennes n’ont plus qu’à voler droit…

Valérie FRANÇOIS

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2345667&rubId=25041#




TOURMAGAZINE.FR - 30.07.08 - Un baromètre sur la sécurité des compagnies aériennes

Créé par un journaliste d'investigation spécialiste du transport aérien, securvol.fr est un site gratuit qui délivre une information indépendante sur le niveau de sécurité d'une cinquantaine de compagnies aériennes.

Après les crashs de l'été 2005, et d'après un sondage IFOP pour le journal du Dimanche, 81% des Français déclaraient vouloir connaître la compagnie aérienne avec laquelle ils voleront avant d'acheter un billet.

Par ailleurs, plus de 7 Français sur 10 déclaraient avoir peur en avion. Si les compagnies poubelles sont bel et bien une réalité, la sécurité aérienne de certaines compagnies régulières et charters demeure floue.

Le site internet securvol.fr a noué un partenariat avec l'Observatoire de la Sécurité aérienne basé à Genève pour présenter un baromètre de la sécurité des compagnies avec 5 classes de sécurité allant de « bon niveau » à « compagnies interdites ou à interdire ».

Sécurité des compagnies : 5 classes de sécurité

Ce site est une première car les moyens de se renseigner sur le niveau de sécurité des compagnies sont très limités. La liste noire européenne n'épingle qu'une centaine de compagnies essentiellement africaines et qui ne desservent pas l'Europe…

Pour établir les notes et les classes d'appartenance, les critères reposent sur les incidents mineurs ou majeurs, les accidents passés, l'âge de la flotte, son suivi technique et l'environnement économique dans lequel évolue la compagnie.

Le site a été créé par François Nénin, journaliste d'investigation, ancien chef de rubriques Transport et Tourisme à 60 Millions de Consommateurs. Il a également publié « Transport aérien le dossier noir » puis « Crashs aériens ce qu'on vous cache » aux éditions Privé-Michel Lafon. Il est par ailleurs pilote privé.

Site web : www.securvol.fr

http://www.tourmagazine.fr/Securvol-fr-un-barometre-sur-la-securite-des-compagnies-aeriennes_a7425.html




LE MATIN ONLINE - 29.07.08 -Y a-t-il un site pour sauver les avions?

Un site français classe les compagnies pour le meilleur et pour le pire

Alexandre Lanz

Partir en vacances et finir sa course comme dans «Lost», y a-t-il un candidat dans l'avion? Non, pas vraiment. Même pas peur? Pourtant, on ne connaît pas toujours la fiabilité de la compagnie avec laquelle on vole. Avec son site bénévole Securvol.fr, François Nénin brise enfin les tabous et délie les langues de bois: il a décidé qu'il est temps d'informer les voyageurs sur la sécurité des compagnies. Pour dresser un baromètre exhaustif, le journaliste d'investigation et au-teur d'ouvrages sur la sécurité du transport aérien utilise les informations de l'Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme à Genève. Classées de A (les meilleures) à E (les pires), on découvre avec stupeur qu'Air France ne dépasse pas la catégorie B (correcte, mais peut mieux faire), conséquence de certaines lacunes dans la formation des pilotes. Là, ceux qui promettent qu'ils ne prendront plus jamais l'avion ont tort, car, en optant pour Swiss, le vol risque bien de n'être que luxe, calme et volupté, puisque la jeune compagnie arrive en tête de liste. A la veille du 1er Août, les Suisses peuvent donc être fiers de ne jamais être mieux servis que par eux-mêmes!

http://www.lematin.ch/fr/tendances/societe/y-a-t-il-un-site-pour-sauver-les-avions_26-207853




CLICANOO - 29.07.08 - La sécurité aérienne en ligne

Que valent réellement les compagnies aériennes à qui nous confions le soin de nous transporter ? Il y a bien sûr la liste noire européenne mais elle ne dit rien de ce qu’il faut penser de transporteurs comme Air France, Corsairfly ou Air Austral. Plusieurs sites internet permettent d’y voir plus clair avec parfois des surprises !

Qui ne s’est pas posé un jour la question. Peut-on monter en toute confiance à bord des avions qui desservent notre île ? Ni Air France, ni Corsairfly, ni Air Austral, ni Air Mauritius, ni Air Madagascar ne sont recensés dans la liste noire de l’Union européenne. Plutôt rassurant, mais au fond que savons-nous de ces compagnies ?

Plusieurs sites Internet comme Air Valid (voir encadré) ou Securvol sont allés voir dans les coulisses de ces transporteurs a priori au-dessus de tout soupçon. Securvol a été créé par le journaliste François Nénin. Ce nom vous dit sans doute quelque chose. Nous avons eu l’occasion de vous présenter ses deux ouvrages : Transport aérien le dossier noir et Crashs aériens, ce que l’on vous cache. “Les crashs de ces dernières années ont démontré que l’insécurité aérienne était bel et bien une réalité, explique François Nénin. La liste noire européenne est incomplète et les passagers n’ont pratiquement aucun moyen de connaître le niveau de sécurité de la compagnie sur laquelle ils vont embarquer. Securvol.fr a pour mission de délivrer une information fiable et indépendante sur les compagnies aériennes.”

Une base de données de plus de 25 000 avions

Securvol a noué un partenariat avec l’Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme basé à Genève. Avec à sa tête de nombreux experts issus du domaine de l’aéronautique, du tourisme et du droit, l’Obssat met en ligne à destination du grand public une base de données complète et réactualisée. Ses propres bases de données aéronautiques sont quotidiennement mises à jour sur plus de 22 000 avions en service, plus de 3 500 avions stockés/démantelés et plus de 1 000 avions accidentés. Ses bases de données recensent tous les mouvements d’avions au jour le jour (changement d’opérateur aérien, mise en ligne etc.), nombre d’accidents/incidents par constructeur, par type d’avion et compagnies aériennes.

L’Obssat a aussi la lisibilité sur plus de 1 300 compagnies aériennes actives à ce jour. Un système de classement des compagnies aériennes est mis en place pour évaluer les transporteurs aériens et la manière dont ils assurent la sécurité de leurs clients. À partir de ce socle, Securvol note les compagnies et les classe dans cinq groupes de A “bon niveau” à E “interdites en Europe ou à interdire” afin de construire un baromètre évolutif au quotidien. “Nous avons parfois intégré des éléments de nos enquêtes ou de l’actualité pour pénaliser certaines compagnies”, complète François Nénin. Si aucune des compagnies desservant régulièrement la Réunion n’est classée en dessous de B on trouve en C “sous réserve”, Air Seychelles. Surprise, on retrouve Air France, Corsairfly et Air Austral en B “niveau correct” avec ces commentaires.

“Air France est déclassée dans le groupe B. L’ex-compagnie nationale a encore des progrès à effectuer en matière de sécurité. Sa note technique très médiocre se justifie par les accidents d’Habsheim, du Mont Sainte-Odile, du Concorde et plus récemment de Toronto. Par ailleurs des incidents graves comme une approche ratée à Douala et à Cayenne jettent le doute. Le rapport Colin sur la sécurité des vols notait : ‘Air France est particulièrement exposée au risque aérien… Des faiblesses importantes en termes de formation ont été observées dans la population des PNT (pilotes)’. Air France reste cependant une compagnie sûre”, et pour Corsairfly : “Sept avions dont 5 Boeing 747 d’un âge moyen de 13 ans. Quelques incidents importants sur la flotte B.747, mise en garde de la DGAC sur la maintenance.”

Alain Dupuis

http://www.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=187202




LE FIGARO - 25.07.08 - Quelles sont les compagnies aériennes les plus sûres ?
Camille Peyrache

Un site publie un baromètre de la sécurité des compagnies aériennes les plus sûres. Surprise, Air France ne fait pas partie des mieux notés.

Parce qu'il est très difficile de connaître le niveau de sécurité d'une compagnie aérienne, François Nénin, journaliste d'investigation et auteur de plusieurs ouvrages sur la sécurité du transport aérien a créée le site securvol.fr. « J'ai créée ce site bénévolement pour que les voyageurs puissent enfin savoir sur quel genre de compagnies ils vont voler, explique-t-il. Je veux en finir avec une hypocrisie qui dit que les avions ne sont pas dangereux en Europe. Comme les 7 crashs aériens de l'été 2005 l'ont montré, certaines compagnies poubelles emportent à leur bord des passagers européens et décollent de Paris ou d'Allemagne. Ce sont principalement des compagnies du bassin méditerranéen, de Turquie ou d'Égypte par exemple. »

Air France, classée B

Pour dresser le baromètre de la sécurité des compagnies, François Nénin utilise principalement les informations de l'Observatoire de la Sécurité aérienne et du tourisme (Obssat) de Genève avec qui il a noué un partenariat. Cet organisme indépendant actualise tous les jours des fiches de renseignements sur plus de 1400 compagnies et recense l'ensemble des incidents. Grâce à ses informations, securvol.fr classe les compagnies dans cinq catégories. A pour les compagnies de «bon niveau», qui n'ont pas eu d'incidents sérieux, B pour les compagnies «correctes» mais qui peuvent s'améliorer jusqu'à la classe E qui regroupe les compagnies à éviter car interdites en Europe ou dangereuse selon François Nénin. Le classement est établi à partir de nombreuses données : l'âge des avions, leur entretien, la formation de l'équipage, le respect des temps de repos ou encore l'environnement économique dans lequel évolue la compagnie.

Pour effectuer le classement, l'auteur du site utilise également les informations qu'il obtient de son réseau d'informateurs. C'est ainsi qu'il a décidé de classer Air France dans la catégorie B. « On m'a transmis des notes internes qui montrent qu'il y a des lacunes dans la formation des pilotes », affirme François Nénin. Même chose pour la compagnie Ryanair classée en C «sous réserve». Bien que ce géant du low-cost n'ait pas connu d'accidents mortels, il y a eu plusieurs incidents graves : un atterrissage en Irlande dans des conditions météorologiques ne réunissant pas les conditions minimales de sécurité et des pressions sur les pilotes pour emporter un minimum de kérosène.

Informations indépendantes

François Nénin ne cherche pas à faire de l'argent avec securvol.fr et refuse de faire de la publicité pour des compagnies aériennes. «J'ai lancé le site volontairement et bénévolement et je souhaite que l'information reste indépendante. Les annonces Google ont pour seul objectif de payer l'hébergement du site. Depuis la mise en ligne le 5 juillet, elles ont généré 7,84 euros », s'amuse le journaliste qui collabore par ailleurs avec le magazine Capital et pour un magazine automobile.

http://www.lefigaro.fr/conso/2008/07/25/05007-20080725ARTFIG00456-un-site-pour-trouver-les-compagnies-aeriennes-les-plus-sures-.php




LE MONDE - 22.07.08 - Les compagnies aériennes au banc d'essai sur le Web


Les compagnies aériennes n'ont qu'à bien se tenir. Au moment des grands départs estivaux, deux sites Internet proposent d'informer les voyageurs sur le niveau de sécurité des différents transporteurs.

Ils cherchent à briser la loi du silence qui règne aujourd'hui autour de cet épineux dossier. Car mise à part la "liste noire" - encore peu connue - établie par l'Union européenne, les passagers ne disposent pas d'indicateurs satisfaisants. Et pourtant, la majorité d'entre eux aimerait mieux connaître la compagnie avec laquelle ils voyageront.

C'est pour répondre à cette forte demande que le site Securvol.fr a été créé. Il délivre une information gratuite sur une cinquantaine de compagnies, en collaboration avec l'Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme (Obsat) basé à Genève.

Particularité du site : un baromètre "évolutif" qui établit un classement des compagnies en fonction de leur sécurité. Le procédé est simple, les transporteurs aériens sont classés en cinq groupes. Le groupe "A" regroupant les compagnies les plus fiables, le "B" celles considérées comme correctes et ainsi de suite jusqu'au "E", qui rassemble les plus risquées, certaines d'ailleurs interdites en Europe. Le baromètre est mis à jour chaque semaine.

LARGE SPECTRE DE DONNÉES

Le classement est établi à partir d'un large spectre de données : l'âge des avions et leur suivi technique, la formation de l'équipage, le respect des temps de repos ou encore l'environnement économique dans lequel évolue la compagnie. Sont aussi pris en compte les incidents mineurs ou majeurs attribués aux transporteurs. Le site comporte en outre des témoignages et des enquêtes sur l'actualité du secteur aérien.

Un autre site, Air-valid.com propose, lui, deux types d'informations aux voyageurs : des données économiques, commerciales et techniques et un système de notation. A la différence de Securvol, ce sont les compagnies qui apportent elles-mêmes les éléments qui les concernent. Elles concourent ainsi à la transparence de leur activité. Les notes sont attribuées par les voyageurs sur le confort et le niveau de sécurité qu'ils ont constaté en vol.

Sont évalués des critères tels que l'aspect extérieur et intérieur des appareils, la propreté, la ponctualité ou encore les conditions de livraison des bagages dans les aéroports. Le site, partenaire avec des agences de voyages en ligne, accompagne ainsi le client du choix de la compagnie jusqu'à la recherche du billet. Air-valid recense aujourd'hui près de 60 000 avis de clients et propose des informations sur 1 140 compagnies.

Sites Internet :
Securvol.fr
Air-valid.com

Pierre Rabotin

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/07/22/les-compagnies-aeriennes-au-banc-d-essai-sur-le-web_1075963_0.html




canoe.ca - 22.07.08 - Quels sont les transporteurs aériens sécuritaires?


Jusqu’ici, les voyageurs francophones ne disposaient que de très peu d’information pour évaluer avec quels transporteurs aériens il est actuellement le plus sécuritaire de voyager.

Deux sites Web, Securvol.fr et Air-valid.com comblent désormais cette lacune en informant les voyageurs sur les niveaux de sécurité réels offerts par les transporteurs aériens actifs en Europe.

Securvol.fr Créé en partenariat avec l'Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme (OBSAT) basé à Genève, Securvol.fr note les compagnies aériennes et les classe dans cinq groupes pour «construire un baromètre évolutif au quotidien».

Ce baromètre mesure le risque aérien en répartissant les compagnies dans une des cinq catégories qui vont du groupe A, qui offre un bon niveau, jusqu’au groupe E, qui indique quelles sont les compagnies interdites en Europe ou à interdire.

Le baromètre est mis à jour chaque semaine à partir de la collecte d’informations effectuée par l’OBSAT. L’Observatoire dispose de données sur «la traçabilité des avions, les propriétaires successifs des compagnies et le respect des dates de visites techniques, sur l’âge des avions et sur les incidents mineurs, majeurs et les accidents», apprend-on sur le site.

Air-valid.com

Le site Air-valid.com propose quant à lui une information différente. D'une part, le site offre des indices économiques (chiffre d’affaires, effectifs, partenaires, filiales), des informations administratives et des renseignements factuels (code compagnie, pays d’origine, date de création, flotte, incidents déclarés, etc.).

D’autre part, le site présente un système de notation des transporteurs construit essentiellement sur les notes que décernent les voyageurs aux compagnies aériennes sur lesquelles ils ont volé. Air-valid dispose aujourd'hui d’un inventaire de près de 60 000 avis de clients et offre des informations sur 1140 compagnies.

Les informations du site sont mises à jour tous les trimestres.

http://fr.canoe.ca/techno/nouvelles/archives/2008/07/20080722-200603.html